
…comme la future DSP 3 et le RSP, le trilogue en vue du vote définitif par le Parlement européen du projet de règlement sur l’euro numérique et celui sur le cours légal des espèces, la poursuite du déploiement de Wero dans divers pays européens et l’interopérabilité avec les solutions de l’Alliance EuroPA, mais aussi avec toutes les questions clés de l’IA, des DLT, de la tokenisation et des paiements cryptographiques, la consultation sur la révision éventuelle de MiCA, mais aussi du Quantique, et in fine de la souveraineté européenne qui a du mal à prendre forme dans les paiements, et , la question de l’alignement réglementaire au sein du G7 sur la reconnaissance mutuelle des stablecoins dans les paiements internationaux, et au-delà, sur le futur des paiements internationaux….
Et FRANCE PAYMENTS FORUM qui fêtera ses quinze ans mettra toute son énergie pour atteindre son double objectif :
- Promouvoir une industrie européenne des paiements souveraine et compétitive,
- Et, dans ce cadre, promouvoir l’industrie française des paiements, notamment avec ses solutions interbancaires.
Mais la poursuite de ce double objectif va imposer une révision de la stratégie européenne des paiements qui devra s’adapter à la donne nouvelle… liée aux multiples défis
- Des investissements industriels et commerciaux colossaux des acteurs outre-Atlantique (et chinois), y compris des ICS, et y compris de ces derniers en Europe,
- De l’éclatement du marché mondial en zones monétaires concurrentes, et de la volonté américaine d’imposer sa monnaie, et de la Chine de lui opposer un autre modèle, avec comme idée de reléguer l’euro à une place subalterne, comme l’est devenu la Livre sterling.
- Et de la volonté de la BCE et de tout l’Eurosystème d’être le Chevalier blanc, à la demande des pouvoirs publics européens, et en remplacement des États européens, qui ont pour beaucoup failli en ce domaine, et des acteurs privés européens, pour assurer la Souveraineté européenne des paiements et donc de jouer un rôle opérationnel clé dans le paysage des paiements numériques européens.
- Sans oublier le développement de la fraude, que vient de mettre en avant le dernier rapport de l’OSMP, publié le 7 septembre [1], qui fait état d’une baisse nette du nombre d’opérations frauduleuses (-7,6%) mais parallèlement d’une très forte croissance (+ 34%) des fraudes par manipulation, qui représentent désormais plus de 40% de la fraude aux moyens de paiement, et la difficile préservation de la confidentialité des données personnelles, qui devient très problématique et qui s’est illustrée durant l’été, y compris en dehors des paiements, notamment au sein de l’administration française…
Cette nouvelle donne exige qu’il y ait une stratégie européenne unifiée et crédible pour sortir de la fragmentation archaïque du marché, avec des solutions européennes ou interopérables, pour faire converger l’action des acteurs publics et privés, notamment en matière de lutte contre la fraude, dans le plein respect du rôle de chacun, et pour financer les investissements indispensables, sur le court et le long terme, et qui permettrait de mobiliser et de créer une dynamique européenne et de sortir de la cacophonie européenne actuelle.
[1] Ce rapport sera présenté lors de la plénière FPF du 24 septembre prochain


