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Le nouveau Glossaire des Cryptopaiements

Depuis la 1ère édition du Glossaire des Cryptopaiements publié par France Payments Forum en novembre 2020, le paysage des paiements numériques a connu des transformations d'une ampleur que peu auraient anticipée. Ce qui relevait alors d'un domaine encore confidentiel, bien souvent porté par des pionniers des cryptoactifs, est devenu en quelques années un sujet de premier plan, au croisement des agendas réglementaires, géopolitique, monétaires et industriels à l'échelle mondiale.

Dix-sept ans après l’invention du Bitcoin, et avec l’essor des blockchains alternatives et de leurs écosystèmes, l’industrie des paiements a progressivement intégré ces technologies dans des cas d’usage couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur : émission et conservation de cryptoactifs, moyens de paiement décentralisés, stablecoins adossés à des actifs traditionnels, finance décentralisée (DeFi), etc… Cette dynamique ne marque pas seulement une évolution technologique, elle interroge en profondeur les fondements mêmes de notre système monétaire et financier.

Ce mouvement a pris en Europe une dimension particulière. L’adoption du règlement MiCA constitue une première mondiale : un socle commun pour l’ensemble du marché européen. Mais au-delà de la réglementation, c’est toute une dynamique industrielle qui s’organise. Des consortiums se constituent regroupant banques, fintechs, infrastructures de marché et acteurs du paiement, pour construire ensemble les rails de la prochaine génération de paiements. Ces initiatives collectives témoignent d’une prise de conscience : la transformation en cours ne peut être menée isolément. Elle exige une coopération à une échelle inédite, où les frontières traditionnelles entre secteurs public et privé, entre acteurs nationaux et européens, s’estompent au profit de projets communs.

Ce qui frappe, rétrospectivement, c’est la vitesse à laquelle certaines technologies sont passées du stade de la promesse à celui du standard. La tokénisation des actifs, les paiements transfrontaliers, l’interopérabilité entre blockchains : autant de sujets qui, il y a cinq ans encore, relevaient de la promesse théorique, et qui font aujourd’hui l’objet de déploiements réels. Ce basculement est important à noter, car il change la nature même du débat : il ne s’agit plus de savoir si ces technologies vont s’imposer, mais comment les encadrer, les déployer et les rendre accessibles au plus grand nombre.

Dans ce contexte, la clarté du langage n’est pas un luxe. Elle est une condition de base pour que les décideurs, les régulateurs, les professionnels du secteur et, plus largement, le grand public puissent participer à des débats qui les concernent directement. Car ce sont bien des choix de société qui se jouent : quelle souveraineté monétaire pour demain ? Quelle place pour les acteurs privés face aux institutions publiques ? Quelle protection pour les utilisateurs dans des environnements encore largement en construction ?

C’est dans cet esprit que le GT Cryptopaiements de France Payments Forum a élaboré et fait évoluer ce glossaire. Il ne s’agit pas simplement de compiler des définitions techniques. Il s’agit de poser un cadre commun, accessible et rigoureux, qui permette à chacun de s’approprier un vocabulaire en pleine mutation. Ce travail collectif, porté par des professionnels engagés, reflète la conviction que l’éducation et la compréhension partagée sont des préalables indispensables à toute régulation intelligente et à toute adoption responsable.

Cette nouvelle édition tient compte des évolutions intervenues depuis la première version : l’adoption du règlement européen MiCA, les avancées des projets de MNBC, l’émergence de nouveaux modèles comme la tokénisation des actifs du monde réel (RWA), ou encore la maturation progressive des infrastructures de paiement on-chain. Le vocabulaire s’est enrichi, précisé, parfois stabilisé, mais il reste vivant, et ce glossaire avec lui.

Découvrir le Glossaire ici : version pdf


Glossaire

A

2

Aave

Protocole de finance décentralisée (DeFi) permettant de prêter et d’emprunter des cryptoactifs sans intermédiaire centralisé. Les utilisateurs peuvent déposer des actifs dans des pools de liquidité et recevoir en contrepartie des jetons représentatifs de leur dépôt (aTokens), qui génèrent des intérêts.
D’autres utilisateurs peuvent emprunter ces actifs contre dépôt de collatéral, avec des taux variables ou stables, et des mécanismes de liquidation en cas d’insuffisance de garanties. Aave fonctionne principalement sur Ethereum et d’autres blockchains compatibles EVM, et constitue l’un des protocoles DeFi les plus importants en termes de Total Value Locked (TVL).

3

ABI

Application Binary Interface (ABI), format décrivant comment interagir avec un smart contract (fonctions, types, événements).

4

Actif

Asset

Ressource ou élément de valeur qu’un individu ou une organisation peut détenir ou contrôler, et dont l’usage, la détention ou le transfert peut produire un bénéfice, un droit, un revenu ou un avantage. Exemples : liquidités, créances, actions, biens immobiliers, droits d’usage, données, licences, jetons numériques.

5

Actif fungible

Fungible Token

Un actif est dit fongible lorsqu’il peut être remplacé par un autre actif de même nature à valeur équivalente, les unités étant interchangeables.
Exemples : l’euro ; les unités de bitcoin ou d’ether ; les jetons ERC-20.
Voir aussi : Fongibilité.

6

Actif Non Fongible

Non-Fungible Token (NFT)

Les actifs non fongibles possèdent des caractéristiques intrinsèques qui les rendent uniques et non interchangeables. Exemple : Timbre à collectionner, maison, toile de maître, etc. Le standard NFT ERC721 de la blockchain Ethereum permet de représenter sous forme de token le droit de propriété exclusif sur un objet numérique (œuvre d’art digitale, carte à collectionner numérique, etc) et s’apparente ainsi à un certificat d’authenticité. Le marché des NFT a explosé en 2021 et propulsé par la même occasion la start-up blockchain Sorare à la deuxième place des licornes françaises en terme de valorisation.

7

Actif numérique

Digital Asset

Un actif numérique (ou virtuel) peut recouvrir, selon les usages, un actif dématérialisé (années 90), un actif électronique (années 2000) ou un actif numérique au sens “crypto” (années 2020).
Un actif dématérialisé est un actif conçu à l’origine sous une forme matérielle (métal, papier, autre matière, etc.) pour être stockable et échangeable manuellement, puis transposé en donnée électronique nouvelle (par exemple via numérisation pour certains actifs papier). Un actif électronique est un actif conçu dès l’origine sous forme électronique, afin d’être stockable et échangeable directement sous cette forme. Un actif numérique est un actif électronique dont l’émission et le transfert sont généralement organisés au moyen de mécanismes cryptographiques et, le plus souvent, via une technologie de registre distribué (DLT). Les termes actif numérique et cryptoactif sont souvent confondus dans l’usage.Référence réglementaire en droit français voir l’article L.54-10-1 du Code monétaire et financier.

8

ADA

Cryptomonnaie native de la blockchain Cardano ; utilisé notamment pour payer les frais de transaction, participer au mécanisme de validation (staking) et interagir avec les applications de l’écosystème Cardano. Voir Cardano.

9

Adresse

Adress

Une adresse est une suite de caractères alphanumériques représentant l’identité de l’utilisateur sur le réseau blockchain. Elle dérive généralement de la clé publique sur laquelle est appliquée une ou plusieurs fonctions de hachage. On peut comparer une adresse à un IBAN.

10

Algorithme de consensus

Consensus Algorithm

Mécanisme par lequel les nœuds valideurs d’un registre distribué entérinent un nouveau bloc d’opérations.

11

Altcoin

Cryptoactif alternatif au bitcoin

12

AML

AML – Anti-Money Laundering. Voir LCB-FT

13

AMM

Un Automated Market Maker (AMM) est un protocole d’échange décentralisé. Il permet d’échanger des actifs numériques de manière automatique et sans autorisation en utilisant des pools de liquidités plutôt qu’un marché traditionnel à carnet d’ordres avec des acheteurs et des vendeurs. Les AMM sont basés sur des formules mathématiques, permettant d’estimer le taux de change entre deux actifs, en prenant en compte les liquidités apportées par les utilisateurs.
La formule mathématique est généralement une fonction constante de type x*y=k qui établie le prix pour une paire de tokens en fonction des liquidités disponibles. Ainsi, lorsque la quantité du jetons x augmente, celle de y doit diminuer dans le but de garder la valeur de k constante.

14

ART

Asset-Referenced Token : Jeton référencé à un actif.
Catégorie de cryptoactifs définie par MiCA, visant à maintenir une valeur stable en se référant à un panier d’actifs, pouvant inclure des monnaies, des matières premières, des cryptoactifs ou une combinaison de ces actifs.
Un ART n’est pas limité à une seule devise : sa stabilité dépend de la qualité de son collatéral et des mécanismes de gestion associés.
Les émetteurs d’ART doivent répondre à des obligations renforcées en matière de transparence, de gouvernance, de réserves et de LCB-FT, particulièrement lorsque les jetons sont jugés « significatifs ».

15

Atomic Swap

Technique d’échange décentralisé entre deux actifs numériques (souvent sur deux blockchains ou protocoles différents) reposant sur le principe d’atomicité : l’échange est soit exécuté intégralement pour les deux parties, soit entièrement annulé. Un atomic swap s’appuie généralement sur des Hash TimeLock Contracts (HTLC), qui imposent des conditions cryptographiques et des délais d’expiration pour garantir que les fonds ne peuvent être transférés que si les deux transactions correspondantes sont réalisées. Ce mécanisme réduit le risque qu’une partie paie sans recevoir l’actif en retour.

16

Atomicité

En paiement et en informatique, une opération est dite atomique lorsque la suite d’étapes qui la compose est indivisible : elle s’exécute entièrement, ou bien elle est entièrement annulée en cas d’échec, quel que soit le nombre d’étapes déjà réalisées.
L’atomicité permet d’éviter les situations où une transaction serait partiellement exécutée (paiement effectué sans livraison, ou inversement).
Voir aussi : Atomic Swap, DvP, PvP.

17

Attaque des 51%

Désigne une attaque dans laquelle un attaquant prend le contrôle de 51% de la puissance de hachage d’une blockchain. Il possède ainsi la majorité des votes des mineurs et peut arranger la blockchain en générant des risques de double dépense et de censure.

18

Automated Market Maker

Voir AMM

19

Avalanche

Plate-forme de blockchain publique de couche 1 conçue pour offrir un haut débit (jusqu’à plusieurs milliers de transactions par seconde), une finalité rapide, et une architecture modulaire à trois chaînes interopérables (X-Chain, C-Chain, P-Chain). 
Avalanche permet la création de réseaux souverains (« subnets ») personnalisables, tout en restant compatible avec l’EVM (Ethereum Virtual Machine) via sa C-Chain.  Le jeton natif AVAX est utilisé pour payer les frais de transaction, participer à la gouvernance, staker pour la sécurité du réseau (Proof of Stake) et lancer des sous-réseaux. 

Caractéristiques principales : Inventeurs : Emin Gün Sirer, Kevin Sekniqi et Maofan “Ted” Yin (via Ava Labs) ;  Lancement : 2020 (réseau principal) ;  Monnaie interne : AVAX.

Turing-complet : oui (via compatibilité EVM et smart contracts sur C-Chain).
Langages principaux : Solidity (via EVM), Rust/C++/Go/etc. pour développement infrastructure.
Rang / capitalisation : figure parmi les top blockchain publiques par capitalisation en 2025. 

20

Avalanche consensus

Famille de protocoles reposant sur un échantillonnage aléatoire et itératif pour atteindre le consensus.

21

AVAX

Voir Avalanche

 

 

 

B

22

Baker

De l’anglais, sur le protocole blockchain Tezos, les bakers correspondent aux valideurs du réseau en charge de vérifier les transactions et ajouter des blocs à la chaine. La détention d’un montant minimal de tez (XTZ) est requise par le protocole pour devenir baker, conformément à l’algorithme de consensus Proof-of-Stake implémenté par Tezos.

24

BCE

ECB

Banque Centrale Européenne / European Central Bank (ECB)
Institution centrale de l’Eurosystème responsable de la politique monétaire, de l’émission de la monnaie de banque centrale (CeBM), de la supervision des systèmes de paiement et de la gouvernance de TARGET Services.
La BCE coordonne les décisions stratégiques, réglementaires et opérationnelles liées aux infrastructures de marché et aux projets tels que l’euro numérique.

25

BCN

NCB

Banque centrale nationale (National Central Bank)

26

Beacon Chain

Chaîne de coordination d’Ethereum PoS gérant les validateurs et le consensus.

27

Besu

Hyperledger Besu: Client Ethereum open-source, compatible avec la machine virtuelle Ethereum (EVM), pouvant fonctionner en mode public (Ethereum) ou permissionné (réseaux privés). Besu supporte différents algorithmes de consensus comme IBFT et QBFT, ce qui le rend adapté aux cas d’usage institutionnels nécessitant contrôle, auditabilité et gouvernance. Il fournit également des outils avancés pour la gestion des nœuds, les transactions et l’observabilité du registre distribué.

28

BFT

De l’anglais, Byzantine Fault Tolerance : Tolérance aux fautes byzantines (BFT)
Propriété d’une technologie de registre distribué lui permettant de continuer à fonctionner correctement même si certains nœuds se comportent de façon erronée ou malveillante. Un protocole BFT vise à atteindre un consensus malgré la présence de messages incohérents ou de participants qui ne respectent pas les règles.
Ce principe est essentiel pour les réseaux utilisant un registre distribué, en particulier lorsque la confiance entre les nœuds n’est pas garantie.
La BFT de Bitcoin est de 49% (Voir Attaque des 51%)

29

Bitcoin

De l’anglais coin (monnaie) et bit (unité), le terme bitcoin désigne à la fois un système de transfert d’un cryptoactif (on l’écrit alors avec une majuscule et sans article) et une unité de compte (on l’écrit alors sans majuscule et il peut prendre la marque du pluriel). Bitcoin (avec majuscule) est un système de transfert d’un cryptoactif, le bitcoin (avec une minuscule), reposant sur une blockchain publique.

30

Bloc

Block

Un bloc est une structure de données qui contient un ensemble de transactions. Les blocs sont reliés entre eux par des outils cryptographiques pour assurer l’intégrité et la chronologie ce qui forme une chaîne de bloc de données  (blockchain).

31

Block header

Partie d’un bloc contenant les métadonnées essentielles : horodatage, racine Merkle, hachage du bloc précédent, etc.

32

Blockchain

Une chaîne de blocs (ou blockchain), est une des formes de la technologie de registre distribué qui permet le stockage et l’échange de cryptoactifs par un système distribué sans un tiers de confiance central.

33

Blocktime

Durée moyenne séparant l’ajout de deux blocs successifs dans une blockchain.
Le temps de bloc est un paramètre de protocole (par exemple ~10 minutes pour Bitcoin, ~12 secondes pour Ethereum) : dans un système Proof of Work (PoW), il est maintenu en ajustant la difficulté de minage afin que la recherche du nonce prenne en moyenne ce délai, compte tenu de la puissance de calcul disponible ;
dans les systèmes basés sur la preuve d’enjeu (PoS), il est généralement déterminé par la durée des slots ou des epochs définis par le protocole.
Le temps de bloc influence directement la latence de confirmation des transactions et la perception de leur finalité.

34

BNB

De l’anglais, Build N Build Chain, Écosystème de blockchains lancé par Binance, comprenant :
Écosystème de blockchains initialement lancé par Binance, comprenant :
la BNB Smart Chain (BSC) (ex Binance Smart Chain) : blockchain compatible EVM orientée smart contracts, rapide et à faible coût ;
la BNB Beacon Chain (ex Binance Chain) : couche de gouvernance et de staking.
La monnaie interne BNB (anciennement Binance Coin, désormais interprété comme Build N Build) sert au paiement des frais, à la gouvernance ainsi qu’à la validation via la preuve d’enjeu déléguée (dPoS).

BNB Chain héberge un vaste écosystème DeFi, DEX, NFT, jeux et protocoles multi-chaînes.

35

Burn

Procédure consistant à détruire définitivement des jetons en les retirant de la circulation (par exemple en les envoyant vers une adresse irrécupérable).
Le burn réduit l’offre totale et s’effectue souvent lors du defund, ou dans des modèles économiques déflationnistes.

36

Bytecode

Code compilé exécuté par la machine virtuelle Ethereum (EVM).

C

37

Canaux de paiement

Payment Channel

Au sein de la technologie de registre distribué, c’est un mécanisme permettant d’effectuer plusieurs transactions hors chaîne entre deux parties, avec règlement final sur la blockchain, afin d’améliorer la rapidité et de réduire les coûts. Exemple : Lightning Network (Bitcoin). Cette terminologie est utilisée dans plusieurs écosystèmes blockchain ; à ne pas confondre avec les « channels » d’Hyperledger Fabric, qui désignent plutôt un sous-réseau privé de communication entre organisations pour isoler les échanges et la visibilité des transactions.

 

38

Cardano (ADA)

Plateforme de blockchain publique fondée sur un mécanisme de Proof of Stake (Ouroboros), avec un fort accent sur la recherche académique et la vérification formelle. Cardano supporte des smart contracts (modèle eUTxO) et héberge un écosystème croissant de dApps, notamment dans la DeFi, avec un positionnement orienté “sécurité / formalisation”.

Caractéristiques principales : Inventeur : Charles Hoskinson (cofondateur d’Ethereum, fondateur d’IOHK / Input Output).  Lancement : réseau principal Cardano (Byron) en 2017 ; smart contracts (Alonzo) disponibles depuis 2021. 

Monnaie interne : ADA. Turing-complet : oui, via les langages de smart contracts sur la couche de calcul (Plutus). Langages principaux : Plutus (basé sur Haskell), Marlowe (DSL pour contrats financiers). 

Rang / market cap (2025) : reste dans le top 10 des cryptoactifs par capitalisation, malgré une forte volatilité

39

Cash

Voir Monnaie fiduciaire

40

CASP

Crypto-Asset Service Provider.

Voir PSCA

41

CeBM

Central Bank Money, voir Monnaie de banque centrale

42

Censure

Censorship

Action de contrôler, restreindre ou empêcher la diffusion, l’accès ou l’exécution de certaines informations, contenus ou opérations, généralement via des règles de filtrage.
Dans les paiements, capacité d’un intermédiaire (banque, PSP, acquéreur, réseau, processeur) à refuser, bloquer, retarder ou annuler une opération, ou à restreindre l’accès au service, sur la base de règles de conformité (AML/CFT, sanctions), de gestion du risque (fraude, chargebacks), de politiques commerciales (secteurs interdits), ou d’injonctions d’autorités. Peut viser un payeur, un bénéficiaire, un marchand, un pays, un type d’opération ou un usage.

43

CFT

Tolérance aux fautes classiques (CFT). De l’anglais, Crash Fault Tolerance, propriété d’un système distribué dans lequel les nœuds peuvent tomber en panne ou cesser de répondre, mais ne sont pas malveillants.
Un protocole CFT permet d’atteindre un consensus tant que les pannes concernent uniquement des nœuds inactifs mais honnêtes.

Ce modèle est plus simple que le BFT, mais ne protège pas contre les comportements adverses.

44

Chaincode

Dans Hyperledger Fabric, unité de code déployée sur le réseau qui exécute la logique métier des transactions (règles de lecture/écriture de l’état du registre). Il correspond fonctionnellement à un smart contract, avec une nuance pratique : le chaincode est l’unité technique de déploiement pouvant embarquer une ou plusieurs logiques de “contrat” selon l’organisation du code.

45

Chaîne de blocs

Voir blockchain

46

Chaîne de blocs latérale ou
adjacente

Sidechain

Une chaîne de blocs latérale ou sidechain est une méthode de séparation des blockchains en deux groupes, un primaire, et un secondaire, ce qui permet à un utilisateur de transférer ses actifs numériques dans un premier groupe avec des services spécifiques et séparés mais reliés au deuxième pour des services supplémentaires.

47

Chaîne de blocs permissionnée

Permissioned blockchain

Caractéristique d’une chaîne de blocs privée dont la participation et l’accès sont réglementés et réservés aux seuls participants autorisés.

48

Chaîne de blocs privée

Private blockchain

Blockchain dans laquelle tous les nœuds appartiennent à une entité ou à un groupe d’entités (consortium) qui contrôle accès, écriture et consensus.

49

Chaîne de blocs publique

Public blockchain

 

 

Blockchain totalement distribuée, à laquelle l’accès aux participants n’est pas règlementé (permissionless) pour devenir un nœud valideur et dans laquelle tous les nœuds possèdent le même rôle sans aucun nœud dominant (pair à pair).

50

Clé privée

Private Key

Une clé privée, connue du seul propriétaire du wallet, permet de signer des transactions et prouver à l’ensemble des participants du réseau que l’on est le propriétaire d’une adresse à laquelle est associé un solde de cryptoactifs.
On peut comparer la clé privée au code secret permettant d’accéder à sa banque
Voir Cryptographie asymétrique

51

Clé publique

Public Key

La clé publique, connue de tous, permet à quiconque, et en particulier aux validateurs du réseau, de vérifier la signature d’une transaction produite par la clé privée correspondante. Elle est générée à partir de la clé privée à l’aide d’une fonction cryptographique irréversible. Voir Cryptographie asymétrique

52

CLM

Central Liquidity Management Module central de TARGET Services permettant la gestion consolidée de la liquidité des participants dans l’Eurosystème.
CLM regroupe les MCA, offre une vue agrégée de la trésorerie disponible, et permet de répartir la liquidité vers les différents modules (RTGS, T2S, TIPS).
CLM fournit les services de gestion de liquidité, d’ordonnancement, de files d’attente et de contrôle des positions.

53

CoBM

Commercial Bank Money Monnaie émise par les banques commerciales, principalement sous forme de dépôts sur comptes (monnaie scripturale). Elle est créée notamment lorsque les banques accordent des crédits, ce qui génère un dépôt au nom de l’emprunteur. Voir également Monnaie de banque centrale et CeBM.

54

Collateralized token

Jeton dont la valeur est garantie par un collatéral détenu en réserve.

55

Compound

Protocole de prêt/emprunt décentralisé permettant aux utilisateurs de déposer des cryptoactifs dans des pools pour générer des intérêts, ou d’emprunter contre dépôt de collatéral. Les déposants reçoivent des cTokens, qui représentent leur position et accumulent les intérêts.

Compound est un des protocoles DeFi les plus anciens et a fortement influencé les modèles de lending automatisé.

56

Consensus

Voir Algorithme de consensus.

57

Contrat intelligent

Smart Contract

Contrat intelligent, ou programmable ou auto-exécutant, il s’agit d’un programme informatique autonome qui s’appuie sur la technologie de registre distribué (DLT) pour exécuter les termes d’un contrat, sans avoir nécessairement recours à une autorité centrale pour être déclenché.

58

Convertibilité

La convertibilité est la capacité légale à échanger une monnaie contre une autre devise, mais sans garantie de valeur

59

Corda

Plateforme de technologie de registre distribué DLT “permissionnée” développée par R3 en 2014, conçue pour des cas d’usage institutionnels (notamment finance/paiements) où les participants sont identifiés et où la confidentialité est essentielle.
Contrairement aux blockchains à diffusion globale, Corda fonctionne principalement en pair-à-pair : seules les parties concernées reçoivent les données d’une opération (“need-to-know”). La validation repose sur (i) la validité (règles/contrats) et (ii) l’unicité (prévention du double-emploi) assurée par un service de notaire.

60

Cosmos SDK

Cadre de développement permettant de créer des blockchains personnalisées interopérables via IBC.

61

Cours legal

Legal Tender

Étymologiquement, « Ayant cours légal » signifie pouvant circuler « de par la loi ».
Le cours légal est un privilège accordé par la loi à un moyen de paiement.
Il s’applique aujourd’hui uniquement à la monnaie fiduciaire (pièces et billets). Il recouvre quatre notions : (1) le pouvoir libératoire; (2) l’acceptation à la valeur nominale; (3) l’acceptation obligatoire par le créancier, (4) le cours forcé (qui renvoie outre à la circulation exclusive de la monnaie, à sa valeur et aux modalités de sa fixation). La première notion est commune à toutes les acceptions. Toutefois, la portée juridique du cours légal peut varier d’un pays à l’autre (y compris en Europe). Ainsi par exemple en droit européen, cette notion concerne les billets et les pièces en euro, et recouvre leur pouvoir libératoire, mais peut avoir d’autres attributs selon les pays. En droit français, cela recouvre l’acceptation obligatoire en paiement ; le fait de refuser un paiement en billets ou en pièces ayant cours légal en France est puni d’une amende. Au Royaume-Uni, le cours légal est restreint au pouvoir libératoire et n’inclut pas l’acceptation obligatoire. Par ailleurs le cours légal peut être limité par des plafonds (en France le plafond est fixé à 1000 euros)

62

Crash Fault Tolerance

Voir CFT

63

Cross-chain bridge

Mécanisme permettant de transférer des actifs entre différentes blockchains.

64

Cryptanalyse

Cryptanalysis

Technique qui consiste à déduire un texte en clair à partir d’un texte crypté sans posséder la clé de décryptage.

65

Crypto-jeton

Crypto-token, Digital Token

Jeton numérique cryptographique géré par la technologie de registre distribué

66

Cryptoactif

Cryptoasset

Un cryptoactif est une forme de bien ou patrimoine immatériel dont le principal de sa structure ou composition est porté par la technologie de registre distribué

67

Cryptoactif stable

Stablecoin

Cryptoactif visant à maintenir la parité avec un autre actif de référence, le plus souvent une monnaie légale ou des métaux précieux (or, argent, etc. quelle que soit leur forme : barre, pièces, ou autre)

68

Cryptoactif stable
algoritmique

Algorithmic stablecoin

Cryptoactif stable doté d’un mécanisme automatique de stabilisation de sa valeur par rapport à son actif de référence.

69

Cryptoactif stable adossé à des
actifs financiers

Asset-linked Stablecoins

Cryptoactif stable, s’appuyant sur un panier d’actifs financiers. La stabilité du stablecoin repose sur des opérations de vente du cryptoactif lorsqu’il est au-dessus de sa valeur de parité et d’achat lorsqu’il est en-dessous.

70

Cryptographie

Cryptography

La cryptographie est une des disciplines de la cryptologie s’attachant à protéger des messages assurant les 5 fonctions : identification, authentification, intégrité, confidentialité et non-répudiation.

71

Cryptographie asymétrique

Asymmetric cryptography

Technique cryptographique qui sert à sécuriser l’information et les systèmes grâce à un algorithme utilisant deux clés : une clé privée (non partagée) pour signer un message en clair ou décrypter un message reçu, et une clé publique (partagée avec les personnes autorisées) pour authentifier un message reçu ou crypter un message clair à envoyer.

72

Cryptographie symétrique

Symmetric cryptography

Technique cryptographique rapide qui utilise une clé unique et secrète pour le cryptage et le décryptage.

73

Cryptologie

Cryptology

Étymologiquement, science du secret, la cryptologie est la science et branche des mathématiques qui concerne la sécurité de l’information. Elle englobe la cryptographie et la cryptanalyse.

74

Cryptomonnaie

Cryptocurrency

Étymologiquement, une cryptomonnaie est une monnaie basée sur un système cryptographique plutôt que sur la confiance en un tiers (comme une banque centrale) pour effectuer des transactions. Un cryptoactif qui possède les propriétés de la monnaie peut être appelé cryptomonnaie.

75

Cryptopaiement

Cryptopayment

Paiement réalisé avec une monnaie numérique commerciale ou de banque centrale, ou par cession d’un cryptoactif, ou par une monnaie scripturale, via un moyen de paiement utilisant la technologie de registre distribué.

76

Curve

Curve Finance. Protocole DeFi spécialisé dans les échanges entre stablecoins et actifs ayant une valeur proche (stables ou staked), utilisant un AMM optimisé pour réduire le slippage et les pertes impermanentes. Curve est structuré autour de pools de liquidité particulièrement adaptés aux stablecoins (DAI, USDC, USDT, etc.) et constitue un pilier stratégique de la liquidité stable dans la DeFi.

 

D

77

DAI

Stablecoin décentralisé émis par le protocole MakerDAO et visant à maintenir une parité de 1 DAI = 1 USD. Contrairement aux stablecoins centralisés (comme USDT ou USDC), DAI est créé lorsque des utilisateurs déposent des collatéraux (par exemple ETH, WBTC, ou même des stablecoins) dans des coffres (vaults) du protocole.
Le montant de DAI émis dépend du ratio de collatéralisation, qui doit rester supérieur à un seuil déterminé pour éviter la liquidation.
La stabilité du peg est maintenue via des mécanismes économiques programmés (taux d’épargne DAI – DAI Savings Rate, frais de stabilité, arbitrages, gestion du surplus).
DAI est un stablecoin clé de la DeFi, largement utilisé dans les plateformes de lending, AMM, farming et paiements.

78

DAO

De l’anglais Decentralized Autonomous Organization.
Organisation gouvernée par des règles automatisées codées dans des smart contracts.

79

Dapps

Distributed Application

Acronyme anglais qui signifie « application distribuée » ou parfois décentralisée. Il s’agit d’un logiciel utilisant des contrats intelligents (smart contracts) et qui opère d’une façon autonome grâce à la technologie de registre distribué.

80

Dark Pool

Désigne des places de marchés où les échanges se font de gré à gré (OTC). C’est un moyen souvent utilisé par les institutionnels afin de ne pas influencer le marché. (similaire aux dark pools des marchés actions.)

81

DCA

Dedicated Cash Account. Compte en monnaie banque centrale ouvert dans TARGET Services (T2/TIPS), utilisé pour le règlement de paiements ou d’actifs tokenisés dans le cadre des projets d’euronumérique de gros ou des DLT d’institutions financières.
Un DCA permet d’isoler les liquidités dédiées au règlement sur une infrastructure donnée, tout en garantissant la finalité en monnaie banque centrale.

82

DCW

Dedicated Cash Wallet. Instrument ou “wallet” associé à un Dedicated Cash Account (DCA) dans les expérimentations de l’Eurosystème pour le règlement d’actifs tokenisés. Le DCW représente la portion du DCA accessible sur une DLT, permettant d’utiliser de la monnaie banque centrale tokenisée dans les mécanismes de DvP, PvP, ou dans les tests de règlement interbancaire programmables.

83

Decentralized Exchange (DEX)

Voir DEX

84

DEEP

DLT

Dispositif d’Enregistrement Electronique Partagée (DEEP) : il s’agit de la technologie plus communément désignée sous le terme de technologie de registre distribué ou Distributed Ledger Technology (DLT) ou blockchain.

85

DeFi

Finance Décentralisée de l’anglais Decentralized Finance
Concept faisant référence aux applications financières traditionnelles (comme les prêts) utilisant la blockchain et les cryptoactifs.

La DeFi vise à créer un ensemble de services financiers (dépôts, emprunts, …) opensources, décentralisés, transparents et ouverts à tous.

86

Defund

Action consistant à décréditer ou retirer des actifs d’un compte, d’un wallet, d’un smart contract ou d’un jeton, en ramenant les fonds vers un compte de référence.
Dans le cadre de l’Eurosystème, le defund peut désigner le transfert sortant depuis un DCA (RTGS) ou un MCA (CLM) vers un autre compte de paiement ou de trésorerie.
Dans les systèmes de tokenisation, le defund est souvent couplé à une opération de burn, où les jetons représentatifs de l’actif sont détruits lorsque l’actif sous-jacent est restitué.

87

Délégation de vote

Delegated Voting

Transfert de ses droits de vote à un autre utilisateur.

88

Depegging

Perte, temporaire ou durable, de l’ancrage d’un stablecoin ou d’un actif indexé  (par exemple sur l’euro ou l’or) lorsque son prix s’écarte significativement de la valeur de référence. Le depegging peut résulter d’un manque de liquidité, d’une perte de confiance, d’un problème de collatéral ou d’attaques de marché. Il remet en cause la fonction principale du stablecoin, qui est de maintenir une valeur stable par rapport à un actif de référence.

89

Déploiement déterministe

Deterministic Deployment

Méthode garantissant que l’adresse d’un contrat est prévisible avant son déploiement (ex : CREATE2).

90

Deposit Token

Terme utilisé dans les discussions européennes (MiCA / Euronumérique / tokenisation) pour désigner un jeton émis par une banque commerciale, représentant une créance sur un dépôt bancaire traditionnel.

Un Deposit Token est : une forme tokénisée de monnaie scripturale,
émise par une banque réglementée, utilisable sur une infrastructure DLT pour des paiements, DvP, PvP, ou des cas d’usage programmables.

Il ne s’agit pas d’un EMT ni d’un ART : son statut dépend du droit bancaire (monnaie de banque commerciale), et il n’est pas toujours couvert par MiCA mais par la réglementation bancaire.

Les Deposit Tokens sont considérés comme un élément clé des architectures de paiements tokenisés et des projets de l’Eurosystème.

91

Devise

Currency

Le terme français désigne exclusivement les monnaies étrangères à un pays ou une zone monétaire donnée. C’est une monnaie qui circule en dehors des territoires où elle est émise et où elle a « cours légal ».

92

DEX

Decentralized Exchange

Plateforme d’échanges de cryptoactifs décentralisée. Les DEX utilisent souvent des automated market makers (AMM) pour apporter de la liquidité aux investisseurs impliquant l’usage de blockchains et les DApps.

93

Difficulté

Dans le contexte du minage, paramètre d’un système Proof of Work (PoW) qui ajuste le niveau de difficulté du problème cryptographique à résoudre pour produire un nouveau bloc afin de maintenir un temps de bloc moyen proche de la valeur cible définie par le protocole.

Plus la difficulté de minage est élevée, plus il est coûteux en puissance de calcul de trouver un nonce donnant un hachage conforme aux règles du protocole.
Dans Bitcoin, la difficulté est recalculée automatiquement tous les 2016 blocs, soit environ toutes les deux semaines, afin d’assurer un temps de bloc moyen autour de 10 minutes. Ce réajustement garantit que, même si le hashrate de calcul globale augmente ou diminue, le protocole conserve son rythme de fonctionnement prévu automatiquement.

94

DLT

Technologie permettant de créer et faire fonctionner par des smart contracts un registre distribué grâce à un réseau d’ordinateurs qui synchronisent, opèrent et sécurisent des blocs de transactions ajoutées par les nœuds valideurs grâce à un mécanisme de validation.

95

Double dépense

Double spending

Acte frauduleux dans lequel le même cryptoactif ou jeton est dépensé plus d’une fois

96

dPoS

Preuve d’enjeu déléguée – dPoS. Delegated Proof of Stake
Mécanisme de preuve d’enjeu déléguée, variante du PoS, dans lequel les détenteurs de jetons ne valident pas directement les blocs mais délèguent leur pouvoir de validation à un nombre limité de validateurs ou producteurs de blocs élus.
Les validateurs sélectionnés assurent la production des blocs et la sécurité du réseau, tandis que les délégants reçoivent une part des récompenses.
Le dPoS permet une finalité rapide, une scalabilité élevée, et une gouvernance plus active, mais repose sur un nombre réduit de validateurs, ce qui peut diminuer la décentralisation.
Utilisé notamment par BNB Chain, EOS, Tron et certaines sidechains PoS.

97

DvP

Delivery versus Payments DvP. Mécanisme de règlement garantissant que la livraison d’un titre (transfert de propriété) n’a lieu que si le paiement correspondant est effectué.

Dans des architectures traditionnelles, la livraison et le paiement peuvent être gérés par des systèmes distincts mais coordonnés. Dans certaines architectures sur DLT (titres tokenisés et monnaie numérique/tokenisée sur une même infrastructure), le DvP peut être réalisé de manière atomique, c’est-à-dire au sein d’une même opération : la livraison et le paiement sont exécutés ensemble, ou bien l’ensemble est annulé, ce qui élimine l’exécution partielle.

E

98

ECDSA

Algorithme de signature numérique basé sur courbes elliptiques, utilisé notamment par Bitcoin.

99

EigenLayer

Protocole permettant le restaking des validateurs Ethereum vers d’autres services.

100

EIP

Ethereum Improvement Proposal (EIP). Les EIPs sont des standards proposés par la communauté afin d’améliorer Ethereum : elles peuvent déboucher sur des améliorations du protocole, des APIs ou des standards de smart contracts. Les EIPs sont au cœur du mécanisme off-chain de gouvernance d’Ethereum.

101

Elliptic Curve Cryptography

Cryptographie asymétrique basée sur les courbes elliptiques utilisée pour les signatures et clés publiques.

102

EMT

Jetons de monnaie électronique de l’anglais Electronic Money Tokens (e-money token). Catégorie de cryptoactifs définie par le règlement MiCA, visant à maintenir une valeur stable en étant entièrement adossée à une seule monnaie ayant cours légal (ex. euro ou dollar). Un EMT fonctionne de manière proche de la monnaie électronique, avec obligation pour l’émetteur de détenir des actifs de réserve équivalents à la valeur émise.

Les EMT peuvent servir de support aux cryptopaiements, notamment sur blockchains publiques ou privées, et constituent la forme de stablecoin réglementée la plus proche de la monnaie scripturale traditionnelle.

103

Entropie

Dans le contexte de la blockchain, c’est la mesure du niveau d’aléa utilisé pour générer des clés cryptographiques sécurisées.

104

EOA

Externally Owned Account: Compte contrôlé par une clé privée, opposé aux smart contracts qui ne possèdent pas de clé.

105

Epoch

Unité de temps regroupant plusieurs slots dans Ethereum PoS.

106

ERC1155

Standard de jetons multi-actifs permettant de gérer des jetons fongibles et non fongibles.

107

ERC20

Standard technique pour le développement de tokens ou cryptoactif sur la blockchain Ethereum (ERC20). Ce standard décrit les fonctions d’interface normées des contrats intelligents (smart contracts) sur le réseau distribué.

108

ERC4626

Standard définissant les coffres (vaults) de rendement pour uniformiser dépôts et retraits.

109

ERC721

Standard définissant une interface commune de jetons non fongibles (NFT). Chaque jeton possède un identifiant unique et des fonctions normalisées (ex. ownerOf, transferFrom, approve) permettant une interopérabilité entre applications.

110

Espèces

Cash

Voir Monnaie fiduciaire

111

ETH

Voir Ether et Ethereum

112

Ether

L’Ether (ETH) est le cryptoactif intrinsèque de la blockchain Ethereum utilisé pour payer les frais de transaction du réseau.

113

Ethereum

Plateforme de blockchain publique permettant d’exécuter des smart contracts et des applications décentralisées (dApps) de manière programmable.
Conçue pour dépasser le simple transfert de valeur de Bitcoin, Ethereum sert aujourd’hui de base à une grande partie de la DeFi, des NFT, de la tokenisation et des stablecoins.

Inventeur : Vitalik Buterin (white paper 2014, conception dès 2013), lancement : réseau principal en 2015. 

Monnaie interne : Ether (ETH)

Mécanisme de consensus: actuellement sur PoS (initialement sur PoW), et sur sharding.
Turing-complet : oui, via la machine virtuelle Ethereum (EVM) qui exécute des smart contracts

Langages principaux : Solidity, Vyper (langages de smart contracts EVM). 
Rang / market cap (2025) : 2ᵉ cryptoactif mondial par capitalisation, première blockchain de smart contracts

114

EURCV

EUR CoinVertible (EURCV) : Stablecoin en euro (EMT au sens MiCA) émis par Société Générale–FORGE. EURCV est indexé 1:1 sur l’euro, adossé à des réserves en espèces, et vise des usages institutionnels (règlement, DeFi, tokenisation, paiements transfrontaliers) avec un haut niveau de conformité réglementaire.

Caractéristiques principales : Devise de référence : EUR (peg 1:1). 

Émetteur : Société Générale–FORGE (SG-Forge).

Lancement : 2023, initialement sur Ethereum pour clients institutionnels. 
Type : Electronic Money Token (EMT) conforme MiCA, totalement collatéralisé en euros. 
Blockchains : disponible sur Ethereum, étendu à Solana et XRPL (multichain). 
Rang / market cap (2024–2025) : stablecoin euro encore modeste (capitalisation de quelques dizaines de millions d’euros, mais en croissance)

115

Euro numérique

Digital Euro

Projet de monnaie numérique de banque centrale (MNBC) porté par l’Eurosystème, visant à mettre à disposition du public une forme numérique de l’euro, émise par la BCE et les BCN.
L’euronumérique serait un instrument de paiement en monnaie de banque centrale, utilisable pour les paiements du quotidien, en complément de la monnaie fiduciaire (espèces) et de la monnaie scripturale, et distribué via les intermédiaires (banques, PSP). Il ne s’agit pas d’une cryptomonnaie privée mais d’une créance directe sur la banque centrale, avec un cadre strict de protection des données, de plafonds d’avoirs et d’interopérabilité avec les systèmes de paiement existants (TARGET Services, schémas cartes, instant payments…).

116

Eurosystème

Ensemble constitué de la Banque centrale européenne (BCE) et des banques centrales nationales (BCN) des États membres de la zone euro.
L’Eurosystème définit et met en œuvre la politique monétaire, gère les systèmes de règlement comme TARGET Services, supervise le fonctionnement des infrastructures de paiement et assure la stabilité de l’euro.

117

EVM

Ethereum Virtual Machine EVM. L’EVM est le composant le plus important d’Ethereum. Il s’agit d’une machine virtuelle Turing-complète qui exécute la logique implémentée dans les smart contracts et les transactions.

118

Exchange

Plateforme, souvent centralisée (DEX si distribuée), qui permet d’acheter, de vendre ou d’échanger des cryptoactifs contre d’autres cryptoactifs ou contre de la monnaie ayant cours légal (par exemple euro ou dollar).
Un exchange assure généralement : la tenue de comptes clients,
la gestion d’ordres (carnet d’ordres, prix au marché, etc.),
la conservation des actifs dans des wallets de la plateforme.
Contrairement à un DEX, l’exchange repose sur un intermédiaire qui opère l’infrastructure, applique les règles de conformité (KYC, LCB-FT) et, dans l’Union européenne, doit être enregistré ou agréé comme PSAN puis CASP au titre de MiCA.

F

119

Farming

Yield Farming / Farming. Pratique de la finance décentralisée (DeFi) consistant pour un utilisateur à placer des cryptoactifs dans un protocole (souvent des pools de liquidité, des plateformes de prêt/emprunt ou des stratégies automatisées) afin de recevoir des récompenses, généralement sous forme d’intérêts, de frais partagés ou de jetons de gouvernance. Le farming combine plusieurs sources de rendement (frais d’AMM, tokens bonus, intérêts de lending…) et peut impliquer des risques accrus : volatilité, impermanent loss, risques de smart contracts, ou défaillance des incitations économiques.

120

Fiduciaire

Voir Monnaie fiduciaire

121

Finalité

Finality

Moment à partir duquel une transaction ou un bloc ne peut plus être annulé ni réorganisé dans le registre distribué.

122

Finalité déterministe

Deterministic Finality

Finalité immédiate garantie dès qu’un bloc est validé par un algorithme de consensus BFT.

123

Finalité probabiliste

Probabilistic Finality

Finalité obtenue lorsque la probabilité de réorganisation diminue avec le temps sans jamais devenir nulle (ex : Bitcoin).

124

Finance Décentralisée

Decentralized Finance

Voir DeFi

125

Flash loan attack

Attaque utilisant des emprunts instantanés pour manipuler des protocoles.

126

Flashbots

C’est un organisme de recherche et développement (https://github.com/flashbots/pm) dont l’objectif est de réduire l’impact négatif des stratégies liées à la Miner Extractable Value (MEV), c’est-à-dire les bénéfices générés par le mineur grâce à un agencement spécifique des transactions de son bloc.
Flashbots permet la mise en place de canaux de communication off-chain au travers desquels mineurs et utilisateurs peuvent s’entendre sur l’organisation des transactions du bloc. Ce système constitue une alternative aux enchères on-chain et contribue donc à réduire le prix moyen du gas.

127

Fongibilité

Fungibility

La fongibilité qualifie le caractère interchangeable des actifs détenus.
« La fongibilité implique droit de disposer et obligation de restituer seulement en équivalent » (Cour de Cassation). Dans le langage financier, la fongibilité peut s’appliquer aussi bien à des titres qu’à une monnaie. La fongibilité d’une monnaie signifie qu’elle peut être échangée à tout moment et au pair contre une autre monnaie, libellée ou non dans la même unité de compte. Les pièces et billets de banque sont fongibles et dans la même unité de compte.

La fongibilité s’applique aussi à l’échange d’une monnaie divisionnaire ou d’un actif financier entre ses différentes divisions. La fongibilité s’applique aussi entre deux monnaies qui circulent simultanément, même avec des unités de comptes différentes : Lors du passage à l’euro, on a eu recours à la fongibilité entre monnaies nationales et l’euro, durant la phase de transition, pour accepter en même temps des moyens de paiements libellés en francs et en euros.
La fongibilité est enfin l’impossibilité de différencier des actifs venant de transactions différentes au sein d’une même transaction.

128

Fork

De l’anglais fork, qui signifie embranchement ou fourche. Dans le cas d’une blockchain c’est un moyen de diverger le registre en 2 versions qui continueront à avancer séparément. Un fork a pour but de (1) Faire évoluer ou réparer la blockchain dans une nouvelle copie, ou bien (2) Lancer une nouvelle blockchain avec de nouveaux services se basant sur l’état de la première. Un hardfork ne garde pas de compatibilité avec la version antérieure alors qu’un softfork est rétro-compatible.

129

Frontrunning

Pratique consistant à placer une opération avant une autre opération connue à l’avance afin d’en tirer un avantage.  Dans les systèmes blockchain et la DeFi, le frontrunning peut se produire via l’observation des transactions en attente (mempool) et la priorité donnée par les frais, ou via des mécanismes de réordonnancement par des intermédiaires (ex. recherche de valeur extractible).

130

FTS

Fabric Token SDK (Fabric Token Service). Une collection d’API et de services permettant aux développeurs de créer des applications décentralisées basées sur des tokens sur la plateforme Hyperledger Fabric. Utilise un modèle UTXO (Unspent Transaction Output) où chaque transaction consomme des tokens non dépensés et en crée de nouveaux

131

Full node

Nœud vérifiant l’intégralité des blocs et transactions, garantissant la sécurité du réseau.

132

Fund

Action consistant à créditer un compte, un wallet, un smart contract ou un jeton avec une certaine quantité d’actifs (monnaie, stablecoins, jetons).
Dans le contexte de l’Eurosystème, le fund peut par exemple désigner le fait de créditer un Dedicated Cash Account (DCA) sur le module RTGS ou un Main Cash Account (MCA) sur CLM, afin de disposer de liquidités en monnaie de banque centrale pour le règlement de paiements ou d’actifs tokenisés.
Dans les systèmes de tokenisation ou de stablecoins, fund correspond au dépôt de l’actif sous-jacent préalable à l’émission (mint) des jetons représentatifs.

G

133

Gas

Le gas est l’unité de compte utilisé dans le calcul des frais de transactions sur Ethereum : les transactions coûtent une quantité de gas variable selon leur complexité et reflétant la dépense électrique nécessaire aux mineurs pour les exécuter. Le coût final d’une transaction est alors égal au produit de la quantité de gas nécessaire à son exécution et du prix d’une unité de gas.

134

Gas limit

Quantité maximale de gas qu’une transaction est autorisée à consommer.

135

Gas price

Prix du gas fixé par l’utilisateur pour déterminer la priorité de la transaction.

136

Genèse

Bloc genèse, (genesis block) : premier bloc d’une blockchain, point de départ du registre. Il est “codé en dur” (ou défini à l’initialisation) et sert de référence pour enchaîner tous les blocs suivants. Il établit l’état initial du réseau (paramètres, règles, parfois soldes initiaux selon les systèmes). Exemple : le bloc 0 de Bitcoin est appelé “Genesis Block”.

137

Gouvernance on-chain

On-Chain Governance

La gouvernance on-chain est un système de gestion des changements de la blockchain où les règles régissant ce processus sont directement codées dans la blockchain. Ainsi, les développeurs proposent des modifications via des mises à jour de code et chaque nœud du réseau blockchain vote pour accepter ou rejeter la modification proposée.

138

Governance token

Jeton donnant des droits de vote dans la gouvernance d’un protocole.

139

gRPC

Cadre d’appels de procédures distants (Remote Procedure Calls – RPC) open source, utilisé pour faire communiquer des services entre eux à travers le réseau.
gRPC s’appuie généralement sur HTTP/2 et des interfaces décrites avec Protocol Buffers, ce qui permet des échanges structurés, rapides et binarisés entre microservices, nœuds ou API. Il est fréquemment employé pour connecter des composants d’infrastructures distribuées (par exemple des services liés aux technologies de registres distribuées, aux wallets ou aux plateformes de cryptopaiement).
Le terme « gRPCs » désigne la version sécurisée du gRPC sur TLS

140

GSC

Global Stablecoin

141

Gwei

Sous-unité d’Ether utilisée pour mesurer le coût du gas (1 gwei = 10^-9 ETH).

H

142

Hachage

Le hachage (de l’anglais hash, signifiant, recouper et mélanger) est une technique cryptographique utilisant une fonction à sens unique (irréversible) qui vise à condenser des données (un chiffre, une texte, un livre,…) dans une autre donnée de taille fixe permettant de garantir son intégrité. Voir Taux de hachage

143

Halving

Désigne le procédé périodique de division par 2 des récompenses des mineurs de certaines blockchains ayant un mécanisme de validation par la preuve de travail (PoW) et qui est au cœur des modèles économiques régissant ce type de cryptomonnaies. (Voir aussi Minage)

144

Hard fork

Un fork dans lequel on effectue modification non rétrocompatible entraînant la création de deux versions du protocole si tous les nœuds ne mettent pas à jour.

145

Hash Timelock contracts

Voir HTLC

146

HD Wallet

Les wallet déterministes hiérarchiques, également appelés HD wallet ou portefeuilles ensemencés de type 2, génèrent de nombreuses paires de clés publiques/privées à partir d’un point de départ unique : la seed. Les paires de clés sont dérivées dans une arborescence à la différence des wallets séquentiels où elles sont générées de manière linéaire.

147

HFMM

Hyperbolic Function Market Maker (3. AMM algorithm selection)

148

HMAC

Méthode d’authentification utilisant une fonction de hachage combinée à une clé secrète.

149

HTLC

Hash Time Lock Contract – HTLC
Smart Contract permettant des échanges conditionnels entre blockchain sans tiers de confiance. L’interopérabilité est effectuée via une mise en séquestre de l’actif et basée sur une contrainte de temps, débloquant les actifs par un partage de secret entre les participants

150

Hyperledger

Hyperledger est un projet open-source lancé en 2015 par la fondation Linux ayant pour but de développer un ensemble d’outils et d’infrastructures de déploiement de blockchains privées dédiées aux entreprises. (Hyperledger Fabric)

 

I

151

IBC

Inter-Blockchain Communication

Protocole d’interopérabilité permettant aux blockchains Cosmos d’échanger données et actifs.

152

IBFT

IBFT (Istanbul BFT). Istanbul Byzantine Fault Tolerance et un algorithme de consensus de type BFT, conçu pour les blockchains permissionnés, dans lequel un ensemble de validateurs doit approuver chaque bloc avant son inscription dans le registre distribué. IBFT garantit la finalité immédiate des blocs : une fois validé, un bloc ne peut plus être remis en cause. Ce mécanisme est utilisé dans plusieurs implémentations de blockchains d’entreprise.

153

ICO

De l’anglais Initial Coin Offering (ICO), signifiant offre initiale de cryptoactifs. Mécanisme qui permet le financement de projet se basant sur la blockchain par l’émission de cryptoactifs pendant la phase de démarrage.
Deux types de cryptoactifs (également appelés tokens ou jetons) peuvent être émis : utility tokens et security tokens.

154

IEO

De l’anglais, Initial Exchange Offering (IEO), c’est un ICO s’effectuant sur une plateforme d’échange référencée pour financer un projet en émettant un cryptoactif contre des fonds provenant d’un portefeuille de cryptoactifs ou de monnaies légales.

155

Immuabilité

Immutability

C’est le caractère de ce qui ne peut pas être changé, même avec l’accord des parties. L’immuabilité de l’information stockée sur une blockchain est un des principaux atouts de cette innovation.

156

Impermanent loss

Perte temporaire subie par les fournisseurs de liquidité due à la variation des prix.

157

Interopérabilité

Capacité pour plusieurs blockchains d’échanger des données ou des actifs.

J

158

Jeton de Monnaie Electronique

Electronic Money Tokens

Ou encore E-money Token Voir EMT

159

Jeton utilitaire

Utility Token

Jeton (cryptoactif) émis lors d’une ICO donnant accès à un droit d’usage sous forme de services ou produits par le projet financé

K

160

KYC

Know Your Customer. Processus d’identification et de vérification de l’identité d’un client, exigé des prestataires financiers pour prévenir la fraude, le blanchiment et le financement du terrorisme. Le KYC inclut la collecte de documents officiels, la vérification de l’adresse, et l’analyse du profil du client.
En Europe, cette obligation s’applique notamment aux PSAN, CASP, banques, PSP et plateformes d’exchange.

161

KYT

Know Your Transaction. Processus d’analyse et de surveillance des transactions pour détecter des comportements suspects, en complément du KYC.

Dans les services liés aux cryptoactifs, le KYT repose souvent sur des outils de traçabilité on-chain permettant d’identifier : les adresses à risque, les schémas de fraude, les mouvements associés à des entités sanctionnées,
les tentatives de dissimulation (mixers, tumbling, layering).

L

162

L2

Layer 2. On appelle layer-2 des protocoles off-chain développés au-dessus d’une blockchain et permettant d’en améliorer la scalabilité et/ou d’y introduire de la confidentialité.

163

Layer 0

Infrastructure permettant l’interopérabilité ou la création de blockchains (ex : Polkadot, Cosmos).

164

Layering

Étape intermédiaire d’un processus de blanchiment d’argent, consistant à multiplier les opérations successives pour casser la traçabilité entre l’origine des fonds et leur destination finale.

Dans le contexte des cryptoactifs, le layering peut inclure : l’utilisation de mixers, le passage par des plateformes d’exchange multiples, l’usage de DEX, des transferts fragmentés ou automatisés.

L’objectif est d’obscurcir les pistes et de rendre difficile la reconstitution du cheminement des fonds.

165

LCB-FT

Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme
Anti-Money Laundering and Counter-Terrorist Financing (AML/CFT)
Cadre réglementaire français et européen visant à prévenir le blanchiment d’argent (LCB) et le financement du terrorisme (FT).
Il impose des obligations aux banques, prestataires de services de paiement et prestataires sur cryptoactifs (en France PSAN, puis CASP au titre de MiCA) : KYC, KYT, surveillance des transactions, déclaration à TRACFIN, analyse des risques, gel des avoirs. La LCB-FT constitue le socle de conformité applicable aux services de paiement, aux cryptoactifs et aux activités financières traditionnelles.

166

Ledger

Voir Registre distribué

167

Light client

Nœud ne téléchargeant qu’une partie des données (preuves et entêtes) pour vérifier les transactions.

168

Lightning Channel

Canal de paiement permettant des transactions instantanées entre deux parties sans passer on-chain.

169

Lightning Network

Réseau de paiements rapides basé sur des canaux hors-chaîne pour Bitcoin.

170

Liquid Staking

Mécanisme permettant à un utilisateur de mettre des cryptoactifs en staking tout en recevant en échange un jeton liquide représentant sa position stakée.
Ce jeton peut être utilisé dans la DeFi (prêts, pools de liquidité, échanges), tout en continuant à accumuler les récompenses de staking associées.
Le liquid staking améliore la liquidité des actifs immobilisés mais expose l’utilisateur aux risques propres aux protocoles intermédiaires (smart contracts, dépegging des jetons dérivés, slashing indirect).

171

Liquidation

Vente forcée d’un collatéral lorsque un emprunteur ne respecte plus les exigences de ratio.

172

Liquidity mining

Récompense attribuée aux utilisateurs fournissant de la liquidité.

 

M

173

Mainnet

Désignation du réseau principal d’une blockchain sur lequel la valeur est transférée en opposition à d’autres réseaux de tests (Voir Testnet)

174

Masse monétaire

Money supply
Money stock

La masse monétaire est la quantité de monnaie en circulation dans un pays ou une zone monétaire. Au plan statistique, elle est appréhendée via des « agrégats monétaires » :
✦ M1, agrégat étroit et le plus liquide, qui comprend les billets et pièces en circulation ainsi que les dépôts à vue au-delà d’une nuit (overnight deposits)
✦ M2, agrégat intermédiaire qui inclut M1 et y ajoute les dépôts à terme de moins de deux ans et les dépôts à préavis de moins de trois mois
✦ M3, agrégat large qui inclut M2 et y ajoute les instruments négociables sur le marché monétaire dont le degré de liquidité est élevé tels que les parts d’OPCVM monétaires ou les certificats de dépôts. L’agrégat M0 inclut à la fois les espèces (billets et pièces), qui circulent auprès des acteurs économiques, et les réserves détenues par les banques auprès de la banque centrale. Il correspond à la masse monétaire maîtrisée directement par la banque centrale, d’où son appellation de « base monétaire ».

175

MCA

Main Cash Account. Compte principal de liquidité qu’un établissement de crédit détient dans CLM, le module central de TARGET Services.
Le MCA regroupe la liquidité en monnaie de banque centrale et alimente les autres comptes dédiés, notamment les DCA, utilisés pour les règlements spécifiques (RTGS, T2S, TIPS).

Le MCA constitue la source centrale de gestion de trésorerie dans l’Eurosystème.

176

Mécanisme de validation

Consensus mechanism

Appelé aussi mécanisme de consensus, c’est le mécanisme par lequel tous les nœuds valideurs d’un registre distribué entérinent un nouveau bloc d’opérations. Différents mécanismes existent, voir preuve de travail (PoW) et preuve d’enjeu (PoS).

177

Mempool

Memory Pool : zone d’attente où les transactions valides, diffusées sur le réseau mais pas encore incluses dans un bloc, sont stockées temporairement par les nœuds.
Les producteurs de blocs (mineurs/validateurs) sélectionnent généralement des transactions dans le mempool pour construire le prochain bloc, souvent en tenant compte de critères comme la priorité et les frais.

178

Merkle proof

Preuve permettant de vérifier qu’une donnée appartient à un Merkle tree sans révéler l’ensemble des données.

179

Merkle tree

Structure arborescente de hachage permettant de vérifier efficacement l’intégrité d’un ensemble de données.

180

Metamask

Metamask est un wallet déterministe hiérarchique prenant la forme d’une extension web (Chrome, Firefox, Brave, Edge) et permettant à l’utilisateur d’envoyer des requêtes à la blockchain depuis son navigateur. Le logiciel permet ainsi de stocker et transférer des fonds en cryptoactifs sur Ethereum mais également d’interagir avec des smart contracts déployés sur la plateforme. Il s’agit du portefeuille le plus populaire de l’écosystème Ethereum, bénéficiant de nombreuses années d’ancienneté et d’une base de plusieurs millions d’utilisateurs.

181

MEV

Miner extractable value (MEV). Désigne le profit qu’un mineur peut faire en ajoutant, supprimant ou réarrangeant les transactions au sein de son bloc.

182

MiCA

De l’anglais : Markets in Crypto-Assets Regulation. Règlement européen établissant un cadre harmonisé pour l’émission, l’offre au public et les services sur cryptoactifs au sein de l’Union européenne. Adopté en mai 2023 et entré en vigueur en juin 2023, MiCA s’applique progressivement à partir de 2024.
Le règlement MiCA prévoit un agrément obligatoire pour les prestataires fournissant des services sur cryptoactifs (PSCA/CASP), dont les exigences sont proches de l’agrément optionnel du régime français. Les prestataires agréés en application de MiCA peuvent bénéficier du passeport européen et fournir leurs services dans tous les pays de l’UE. MiCA définit également des règles spécifiques pour certaines catégories de cryptoactifs, notamment les EMT et ART (réserves, gouvernance, droits de rachat), ainsi que des obligations de transparence (livre blanc) et de conduite de marché.

183

Minage

Mining

Étape du mécanisme de validation de type preuve de travail (PoW) qui récompense le nœud valideur ayant réussi à confirmer la validité d’un bloc de transaction sur une blockchain.

184

Mint

Opération par laquelle un protocole, une plateforme ou un émetteur crée de nouveaux jetons, généralement en contrepartie d’un dépôt d’actifs sous-jacents (ex : monnaies, collatéral, réserves). Le mint augmente l’offre totale d’un jeton.

Dans les EMT et ART, le mint est strictement encadré (exigences de réserves, gouvernance, MiCA).

185

Mixers

Services qui permettent de mélanger plusieurs flux de cryptoactifs afin de rendre plus difficile la traçabilité des fonds sur une blockchain.
Un mixer reçoit des cryptoactifs de différentes origines, les combine en un seul ensemble puis renvoie des montants équivalents à de nouvelles adresses choisies par l’utilisateur. Bien qu’ils puissent être utilisés pour protéger la confidentialité, les mixers sont fréquemment associés à des stratégies de blanchiment, de dissimulation de provenance, ou de contournement des sanctions.

186

MNBC

CBDC

Monnaie numérique de banque centrale en anglais Central Bank Digital Currency (CBDC)
Étymologiquement, monnaie numérique émise par une banque centrale.
Elle peut prendre la forme d’une digitalisation de la monnaie fiduciaire sans nécessairement se substituer aux billets et aux pièces, mais ayant les mêmes attributs dans ce cas, on parlera d’une MNBC de détail (en anglais retail CBDC ou general purpose CBDC). Ou d’une monnaie réservée aux échanges de gros montants entre les acteurs bancaires et financiers et les banques centrales, et aux opérations financières ou de paiement internationales de gros montants, et dans ce cas, on parlera d’une MNBC de gros (Wholesale CBDC).

187

Monnaie

Actif, matériel ou immatériel, qui traditionnellement a trois fonctions : un moyen d’échange, une unité de compte et une réserve de valeur. Historiquement, une monnaie pouvait être accepté par consentement général ou entre les parties, ou imposé par décision réglementaire.

Désormais, c’est un instrument financier émis par une banque centrale ou par un intermédiaire financier agréé par une autorité publique et soumis à la surveillance prudentielle.
Elle prend le nom de devise en dehors de sa zone monétaire d’émission.
La monnaie constitue une créance sur l’entité émettrice (donc inscrite au passif de cette dernière) Voir aussi devise.

188

Monnaie de banque centrale

Central Bank Money

CeBM pour Central Bank Money. Monnaie émise par une banque centrale (billets de banque et dépôts auprès de la banque centrale)
Elle constitue un passif de celle-ci et peut être utilisée à des fins de règlement.

189

Monnaie de banque commerciale

Commercial Bank Money (CoBM)

Monnaie émise par une banque. L’expression « banque commerciale » est historique et a été conservée, quel que soit le type d’établissement émetteur (banque commerciale, banque mutualiste, ou établissement émetteur à statut particulier).
Elle constitue une créance sur la banque et figure à son passif (dépôt auprès de la banque) ; elle peut être utilisé à des fins de règlement.

190

Monnaie électronique

Electronic money

Le Code monétaire et financier (article L315-1) définit la monnaie électronique en tant qu’« une valeur monétaire qui est stockée sous une forme électronique, y compris magnétique, représentant une créance sur l’émetteur, qui est émise contre la remise de fonds aux fins d’opérations de paiement (…) et qui est acceptée par une personne physique ou morale autre que l’émetteur de monnaie électronique »

191

Monnaie Fiat

Fiat Money

Expression anglaise faisant référence à une monnaie adossée à l’État ayant la même dénomination et la même unité de compte que la monnaie nationale : les espèces sont une forme de fiat money. Ce terme anglais est repris parfois sans traduction pour critiquer les monnaies ayant cours légal car soutenue par l’État via une réglementation et n’étant pas fondées sur une valeur intrinsèque comme les monnaie marchandises (or, argent,…), ou comme les cryptoactifs sur leur valeur de la confiance dans les mécanismes cryptographiques et économiques qui les fondent.

192

Monnaie fiduciaire (Espèces)

Cash, Paper or Fiat Money

Étymologiquement, un moyen de paiement dont la valeur repose sur la confiance que lui accordent les agents économiques. En pratique, il s’agit aujourd’hui des billets et des pièces émis par des autorités publiques (banques centrales ou Trésors nationaux) et bénéficiant du cours légal.

193

Monnaie légale

Étymologiquement : monnaie définie par la loi. Dénomination de la monnaie à laquelle la loi confère des privilèges. L’article L111.1 du Code monétaire et financier définit « La monnaie de la France est l’euro ».

194

Monnaie merchandise

Commodity Money

Marchandise acceptée historiquement comme moyen d’échange. Principalement, l’or et l’argent, mais aussi d’autres marchandises, comme des fruits ou des coquillages.

195

Monnaie numérique

Digital money

Ce terme est employé dans deux sens différents :
Au sens large, il désigne un actif numérique qui remplit les trois fonction de la monnaie (unité de compte, moyen d’échange et réserve de valeur et qui répond à la réglementation et est soumis à la supervision. 2. Dans un sens plus étroit, il désigne les cryptomonnaies et les formes immatérielles de monnaie émises par les banques centrales ou les banques commerciales.

Voir monnaie numérique de banque centrale MNBC

196

Monnaie numérique de banque centrale

Central Bank Digital Currency
(CBDC)

Voir MNBC

197

Monnaie programmable

Programmable money

Monnaie numérique qu’il est possible d’enrichir d’attributs et de services, tels que de planifier les transactions, décider de leur échéance et les combiner avec des smart contracts.

198

Monnaie scripturale

Bank money

Monnaie qui se matérialise par une inscription en compte dans les livres d’une entité émettrice et qui constitue une créance sur cette dernière.
La monnaie scripturale comprend les avoirs en compte de la clientèle auprès des banques (monnaie de banque commerciale) et les avoirs des banques auprès de la banque centrale (réserves en monnaie de banque centrale).

199

Monnaie virtuelle

Virtual money

Monnaie, stockée sur un support virtuel, électronique y compris magnétique, ou autre …, soit sous forme d’un dispositif individuel portable soit sous forme d’un compte électronique géré sur un serveur à distance

200

Moyen de paiement

Payment Instrument

Tout instrument permettant de transférer des fonds entre un débiteur et un créancier. Voir paiement.

201

MPC Wallet

Multi-Party Computation Wallet

Portefeuille où la clé privée est répartie entre plusieurs parties effectuant des calculs collaboratifs.

202

Multi-signature

Multisig

Mécanisme exigeant plusieurs signatures pour autoriser une transaction.

N

203

NEAR sharding

Division du réseau en fragments permettant une scalabilité horizontale.

204

Nœud valideur

Validating node

Système informatique qui participe à un registre distribué. Sur une blockchain publique, tous les nœuds sont valideurs et sont éligibles à autoriser l’ajout d’un nouveau bloc.

205

Nonce

De l’anglais Number used ounce. Dans un mécanisme de consensus Proof of Work (PoW), le nonce est un nombre à usage unique recherché par les mineurs afin de produire un hachage du bloc inférieur à la cible fixée par la difficulté du réseau.
Le nonce n’a pas de signification particulière : il sert uniquement à varier l’entrée du calcul de hachage jusqu’à obtenir un résultat conforme aux règles du protocole.
Comme il n’existe pas de méthode analytique pour le déterminer, la recherche du nonce se fait par force brute, ce qui nécessite un temps moyen appelé temps de bloc, dépendant de la difficulté de minage

O

206

Off-chain

Se dit d’une opération ou d’un traitement réalisé en dehors de la blockchain, souvent pour réduire les coûts, augmenter la rapidité ou préserver la confidentialité.
Les solutions off-chain peuvent ensuite publier une preuve ou un résultat sur la blockchain (ex. rollups, canaux de paiement, calcul externe), assurant un lien sécurisé entre l’environnement externe et l’état on-chain.

207

On-chain

Se dit d’une opération, d’un smart contract, d’un enregistrement ou d’un événement exécuté directement sur une blockchain, où il bénéficie des propriétés propres au registre distribué : immuabilité, transparence et vérifiabilité.
Une transaction on-chain est validée par le réseau et inscrite dans le ledger, ce qui en garantit l’intégrité mais implique des coûts et des délais liés au protocole.

208

Oracle

Un oracle blockchain est une brique de confiance permettant de partager à un smart contract des données extérieurs à un écosystème blockchain.

209

Oracle manipulation

Attaque exploitant ou faussant les données envoyées par un oracle.

P

210

Paiement

Un paiement est une modalité d’extinction d’une créance née de la fourniture d’un produit ou d’un service, par un transfert monétaire entre un débiteur et un créancier. Une cession d’un actif numérique est une autre modalité de règlement de la créance.

211

Parachain

Blockchain indépendante reliée à la relay chain de Polkadot.

212

PDC

Private Data Collection (Collection de Données Privées)
Un mécanisme dans Hyperledger Fabric qui permet à un groupe restreint d’organisations sur un canal de partager des données confidentielles, invisibles aux autres membres du canal. Les données privées sont stockées uniquement sur les pairs autorisés, tandis qu’un hash (empreinte) de ces données est inscrit sur le grand livre pour garantir l’intégrité sans divulguer le contenu.

213

PoA

Proof-of-Authority (PoA). Désigne un mode de consensus où seul un petit nombre d’acteurs possède le droit de valider les transactions.

214

Polygon

Polygon (anciennement Matic Network). Solution de scalabilité et écosystème multi-chaînes construit autour d’Ethereum, permettant des transactions plus rapides et moins coûteuses. Polygon combine : une sidechain PoS compatible EVM, des solutions Layer 2 (ZK-Rollups, zkEVM),
des outils pour créer des blockchains dédiées (« supernets »).

La monnaie interne est MATIC, utilisée pour les frais, le staking et la gouvernance.
Polygon est largement utilisé pour les applications DeFi, les NFT, les jeux et les paiements.

215

Pool de minage

Mining Pool

Groupement de mineurs qui mutualisent leur puissance de calcul (hashrate) afin d’augmenter la probabilité collective de trouver des blocs et de lisser les revenus. Les récompenses (récompense de bloc et/ou frais de transaction) sont ensuite réparties entre les participants selon leur contribution, via un mécanisme de partage défini par le pool.

216

Portefeuille électronique

e-Wallet

Dispositif logiciel ou matériel permettant de stocker de manière numérique un ou plusieurs moyens de paiement électroniques (par exemple des cartes de paiement, des cartes prépayées ou des jetons de monnaie électronique) et de les utiliser de façon sécurisée pour des paiements de proximité ou en ligne.
Un wallet de cryptomonnaies est un type particulier de portefeuille électronique qui gère un ou plusieurs couples de clés privées et de clés publiques, permettant de détenir et de signer des transactions en cryptoactifs ; il peut ainsi être associé à plusieurs adresses de réception pour un même utilisateur.

217

PoS

Voir Preuve d’enjeu de l’anglais Proof of Stake, c’est un mécanisme de validation se basant sur la mise en séquestre de cryptoactifs par les noeuds valideurs d’une blockchain publique.

218

PoW

Voir Preuve de travail de l’anglais, Proof of Work c’est le premier mécanisme de consensus sur blockchain utilisé d’abord par Bitcoin. Les nœuds valideurs consomment une énergie électrique pour le minage des blocs nécessitant donc un fort taux de hachage (hashrate).

219

Preuve d’enjeu

Proof of Stake

Voir PoS

220

Preuve de travail

Proof of Work

Voir PoW

221

Preuves à divulgation nulle de connaissance

Zero-Knowledge Proofs

Voir zk-Proofs

222

Problème des généraux Byzantins

Byzantine Generals Problem

Dilemme classique de l’informatique distribuée décrivant la difficulté pour plusieurs acteurs de parvenir à un accord fiable lorsque certains participants peuvent être défaillants ou malveillants. Ce problème illustre les défis de consensus dans un registre distribué, où les nœuds doivent s’entendre sur un même état malgré des messages incorrects, absents ou contradictoires. Les algorithmes de type IBFT, QBFT ou autres variantes de tolérance aux fautes byzantines (BFT) sont précisément conçus pour répondre à ce défi.

223

Proxy contract

Contrat intermédiaire permettant de déléguer l’exécution vers un autre smart contract afin de faciliter les mises à jour sans changer l’adresse initiale.

224

PSAN

Prestataire de Services sur Actifs Numériques (PSAN) / Digital Asset Service Provider (DASP) : statut français créé par la loi PACTE du 22 mai 2019 et codifié au CMF (chapitre « PSAN », art. L.54-10-1 à L.54-10-7).  Un PSAN est une entreprise qui fournit, à titre professionnel, un ou plusieurs services sur actifs numériques (notamment : conservation pour compte de tiers, achat/vente contre monnaie ayant cours légal, échange contre d’autres actifs numériques, exploitation d’une plateforme de négociation, et autres services comme réception-transmission d’ordres, gestion de portefeuille, conseil, prise ferme, placement garanti/non garanti). 
L’exercice de certains services est soumis à enregistrement obligatoire auprès de Autorité des marchés financiers (AMF) et le régime prévoit aussi un agrément optionnel (plus exigeant), avec des obligations typiques de conformité (KYC/AML-CFT), de sécurisation et d’organisation/contrôle interne selon le périmètre de services.
Repère chronologique UE : le règlement MiCA (UE 2023/1114) est entré en vigueur le 29 juin 2023 ; ses dispositions “stablecoins” s’appliquent depuis le 30 juin 2024 et le reste (dont l’agrément des prestataires au niveau européen, « CASP ») depuis le 30 décembre 2024 ; le PSAN correspond donc à un régime national avec des dispositions transitoires vers le cadre MiCA

225

PSCA

CASP

Prestataire de services sur crypto-actifs (PSCA) / Crypto-Asset Service Provider (CASP) : prestataire autorisé, au titre du règlement MiCA (UE 2023/1114), à fournir au sein de l’UE des services sur cryptoactifs (ex. conservation pour compte de tiers, exploitation d’une plateforme de négociation, échange, exécution/réception-transmission d’ordres, conseil, gestion, etc.).
Le statut implique des exigences en matière d’organisation et de gouvernance, de protection des clients, de gestion des risques et de conformité (notamment LCB-FT), ainsi que des exigences prudentielles selon les services. MiCA est applicable depuis le 30 décembre 2024 (dispositions “stablecoins” applicables depuis le 30 juin 2024) et s’inscrit dans la convergence/remplacement progressif des régimes nationaux (ex. PSAN en France)

226

PvP

PvP (Payment versus Payment). Mécanisme de règlement garantissant que le paiement dans une devise n’est effectué que si le paiement correspondant dans l’autre devise a lieu simultanément. Le PvP vise à éliminer le risque de règlement principal dans les opérations de change (FX) : aucune des deux parties ne se retrouve exposée à avoir payé sa jambe de la transaction sans recevoir l’autre.
Dans les systèmes de règlement modernes (y compris avec actifs ou monnaies tokenisés), le PvP peut être mis en œuvre via des infrastructures spécialisées ou des smart contracts, éventuellement en combinaison avec des DCA ou des comptes en monnaie de banque centrale (wCeBM).

Q

227

QBFT

Quorum Byzantine Fault Tolerance (Quorum BFT) . Évolution moderne d’IBFT améliorant la robustesse, la performance et la flexibilité des chaines de blocs permissionnés. QBFT optimise les phases de validation pour réduire les risques de blocage et supporte des environnements où la gouvernance ou le nombre de validateurs peut évoluer. Cette variante est largement utilisée dans des plateformes basées sur Besu ou Quorum.

228

Quorum

Plateforme de registre distribué dérivée d’Ethereum et conçue pour des blockchains permissionnés, où les participants sont identifiés et autorisés.
Quorum utilise la machine virtuelle Ethereum (EVM) et supporte des algorithmes de consensus adaptés aux environnements d’entreprise, tels que IBFT et QBFT, permettant une finalité rapide et une gouvernance maîtrisée.
Cette solution est largement employée pour des cas d’usage institutionnels nécessitant confidentialité, contrôle des accès et compatibilité avec les outils de l’écosystème Ethereum.

R

229

Ratio de Collatéralisation

Collateral Ratio

Rapport entre la valeur du collatéral et le montant emprunté dans la DeFi.

230

Reentrancy

Vulnérabilité permettant à un smart contrat d’être réappelé avant la fin d’une transaction, provoquant des attaques.

231

Registre distribué

Distributed Ledger

Registre électronique simultanément consulté, enregistré et synchronisé par des acteurs autorisés et qui évolue par l’addition chronologique de nouvelles informations préalablement validées par la totalité des acteurs. Ces informations sont immuables (destinées à ne jamais être modifiées ou supprimées)

232

Registre unifié

Unified Ledger

Infrastructure intégrant monnaie, actifs et logique de paiement dans un même registre programmable.
Ce concept est notamment porté par les travaux de la Banque des règlements internationaux (BRI) et exploré par l’Eurosystème dans le cadre des réflexions sur la tokenisation et l’évolution des infrastructures de règlement.

233

Réserve de Liquidité

Liquidity Pools

Réserve de jetons déposés et immobilisés dans un smart contract, généralement au sein d’un protocole de finance décentralisée (DeFi). Cette réserve mutualisée sert de contrepartie pour permettre des échanges et/ou d’autres opérations, et les fournisseurs de liquidité peuvent recevoir une rémunération (frais et/ou incitations) en échange.

234

Restaking

Mécanisme permettant de réutiliser des cryptoactifs déjà placés en staking sur un protocole principal (par exemple Ethereum) afin de sécuriser d’autres services, chaînes, ou protocoles sans devoir immobiliser davantage de fonds.
Le restaking délègue une partie de la sécurité économique fournie par les validateurs à des applications externes, tout en exposant les actifs mis en jeu à des risques supplémentaires de slashing si les obligations ne sont pas respectées.
Des plateformes comme EigenLayer ont popularisé ce modèle dans les réseaux PoS avancés.

235

Ripple

Voir XRP

236

Rollups

Agrégation de plusieurs transactions hors de la blockchain principale puis enregistrement d’une seule transaction correspondante sur celle-ci.
Technologie permettant de traiter un grand nombre de transactions en dehors de la blockchain tout en garantissant leur validité grâce à une preuve publiée sur la blockchain.
Les rollups augmentent la capacité d’un réseau sans modifier son fonctionnement de base, car la vérification finale reste assurée par le registre distribué et par les smart contracts qui y sont déployés. On distingue principalement :
les zk-rollups, qui reposent sur des preuves à divulgation nulle de connaissance,
les rollups optimistes, fondés sur un mécanisme de vérification a posteriori (période de contestation).

237

Rollups Optimistes

Optimistic Rollups

Solution d’extension qui traite les transactions hors de la blockchain, puis publie leurs données sur le réseau principal en supposant qu’elles sont correctes (« approche optimiste »). La validité peut être contestée pendant une période définie grâce à un mécanisme de preuve de fraude.

Ce modèle permet de réduire les coûts et d’augmenter la capacité tout en conservant la sécurité du registre distribué.

238

RTGS

Real-Time Gross Settlement. Système de règlement brut en temps réel généralement géré par la banque centrale. Le module TARGET est le RTGS de la zone euro, utilisé pour les paiements de gros montant (CeBM) et les paiements critiques en monnaie de banque centrale. Chaque paiement est réglé individuellement, en temps réel, sans compensation, sur un DCA.
RTGS assure la finalité immédiate des paiements dans l’Eurosystème et constitue le cœur du règlement interbancaire en euros.

S

239

Schnorr signatures

Schéma de signature efficace et agrégable, améliorant confidentialité et scalabilité.

240

Script (Bitcoin)

Langage simple basé sur une pile permettant de définir des conditions de dépense pour les UTXO.

241

Sealevel (Solana runtime)

Moteur d’exécution parallèle des smart contracts sur Solana.

242

Security Token

Jeton numérique représentant des actifs réels et réglementés (actions, obligations, immobilier, …)
C’est une classe de cryptoactifs émis sur un registre distribué dans le cadre d’un STO, représentant une valeur et pouvant donner accès à une rémunération sous forme pécuniaire.

243

SegWit

Segregated Witness : Amélioration de Bitcoin séparant les données de signature afin de réduire la taille des blocs et prévenir la malléabilité.

244

Sel cryptographique

Valeur aléatoire ajoutée à des données avant hachage pour prévenir les attaques par tables pré-calculées.

245

Sharding

Le sharding (partitionnement) est une technique permettant de fragmenter les données en « shards » afin d’améliorer les performances du réseau. Les noeuds d’une blockchain ne s’occupent que d’un shard au lieu de la totalité du registre  distribué ou du réseau.

246

Sidechain

Voir Chaine de blocs adjacente

247

Slashing

Sanction appliquée aux validateurs malveillants ou négligents dans un système PoS.

248

Slippage

Écart entre le prix attendu et le prix réellement exécuté dans un échange.

249

Slot

Période courte durant laquelle un validateur peut proposer un bloc.

250

Smart contract wallet

Portefeuille où la logique de gestion (règles, signatures, limites) est codée dans un smart contract.

251

Smart Contrat

Ou ‘smartcontrat’ Voir Contrat intelligent

252

Soft fork

Un fork dans lequel on effectue une modification rétrocompatible des règles, permettant aux anciens nœuds d’accepter les nouveaux blocs.

253

SOL

Voir Solana

254

Solana (SOL)

Blockchain publique de couche 1 orientée haute performance, utilisant un mécanisme de Proof of Stake optimisé, combiné à d’autres techniques (notamment proof-of-history) pour atteindre des débits élevés et des coûts de transaction très faibles.

Solana héberge des smart contracts, des dApps et de nombreux protocoles DeFi et NFT, en concurrence avec Ethereum sur certains cas d’usage.

Caractéristiques principales : Inventeurs : Anatoly Yakovenko (fondateur principal), épaulé par Raj Gokal et l’équipe Solana Labs.   

Lancement : projet fondé en 2018, réseau lancé en 2020. 

Monnaie interne : SOL.  Turing-complet : oui (smart contracts exécutés dans l’environnement d’exécution Sealevel).  Langages principaux : Rust, C/C++ pour les programmes on-chain.  Rang / market cap (2025) : dans le top 5–10 des cryptoactifs par capitalisation.

255

Solidity

Langage de programmation destiné à écrire des smart contracts exécutés sur l’Ethereum Virtual Machine (EVM). Inspiré de JavaScript, Python et C++, Solidity est le langage principal utilisé pour développer la majorité des protocoles DeFi, des NFT, des ERC-20, ERC-721, ERC-1155, ainsi que des applications déployées sur les blockchains compatibles EVM (Polygon, BNB Chain, Avalanche C-Chain, Arbitrum, Optimism, etc.) Solidity permet la gestion de structures complexes, la création d’événements, l’héritage multiple, et l’interaction avec d’autres contrats via l’ABI.

Il est Turing-complet, et sa compilation génère du bytecode pour l’EVM.

256

SPV

Simplified Payment Verification: Méthode permettant de vérifier des transactions Bitcoin en utilisant seulement des entêtes et des preuves Merkle.

257

Stable swap

En DeFi, mécanisme d’échange optimisé pour les actifs de valeurs proches (stablecoins).

258

Staking

Mécanisme par lequel un utilisateur immobilise une quantité de cryptoactifs pour participer à la sécurité et au fonctionnement d’un réseau utilisant la preuve d’enjeu (PoS) ou des variantes apparentées. Les fonds placés en staking servent de garantie du bon comportement des validateurs :
en contrepartie, l’utilisateur perçoit des récompenses (frais de transaction, émission monétaire, autres incitations) ; en cas de comportement fautif ou de non-respect des règles du protocole, une partie de la mise peut être confisquée (slashing).
Le staking peut être effectué directement par l’utilisateur ou via des pools de staking, des plates-formes d’échange ou des solutions de liquid staking utilisées notamment en DeFi.

259

State root

Hachage représentant l’état complet de la blockchain à un instant donné, utilisé notamment dans Ethereum.

260

STO

De l’anglais Security Token Offering (STO). Levée de fonds consistant à émettre des security tokens, c’est-à-dire des jetons qui confèrent des droits de nature financière (par ex. droits économiques ou de gouvernance, créance, intérêts, participation à des revenus, parts assimilables à des titres).
Contrairement à une ICO “utility”, une STO relève d’un cadre réglementaire de type instruments financiers/valeurs mobilières (exigences d’information, distribution encadrée, KYC/LCB-FT, etc.), car le jeton est conçu pour représenter un investissement et des droits associés.

261

Substrate

Framework permettant de créer des blockchains modulaires (Polkadot).

262

SushiSwap

Exchange décentralisé (DEX) et protocole DeFi fondé initialement comme une variante de Uniswap, utilisant des Automated Market Makers (AMM) pour permettre le swap de cryptoactifs via des pools de liquidité.
Les fournisseurs de liquidité déposent des actifs dans ces pools et reçoivent des frais de transaction, ainsi que, selon les modèles, des récompenses en jetons de gouvernance (SUSHI).
Fork de Uniswap datant de 2020, SushiSwap s’est développé en un écosystème plus large comprenant plusieurs produits DeFi (DEX multi-chaînes, farming, produits dérivés, etc.), déployés sur Ethereum et d’autres blockchains compatibles EVM.

263

Sybil attack

Attaque où un acteur crée de nombreux faux nœuds pour influencer ou perturber le réseau.

264

Sybil resistance

Propriété/mécanismes qui limitent ou neutralisent les attaques Sybil en rendant difficile, coûteux ou inefficace la création de nombreuses identités contrôlées par un même acteur (ex. PoW, PoS, exigences d’autorisation/identité, quotas, coûts économiques, règles de sélection/validation).

265

Synthetic asset

Actif numérique répliquant la valeur d’un actif réel ou d’un indice.

T

266

Taproot

Mise à jour de Bitcoin améliorant confidentialité, flexibilité des scripts et agrégation des signatures.

267

TARGET Services

Suite intégrée d’infrastructures de règlement de l’Eurosystème, gérée par la BCE et les 4CB, permettant le règlement en monnaie de banque centrale des paiements, titres et liquidités. TARGET Services comprend notamment :
RTGS, pour le règlement brut en temps réel des paiements de gros montant ;
T2S, pour le règlement-livraison de titres en monnaie banque centrale ; TIPS, pour les paiements instantanés ; CLM, pour la gestion centralisée de la liquidité via les MCA et l’alimentation des DCA.

ECMS pour la gestion du collatéral. Ces services constituent l’infrastructure de marché centrale de la zone euro et assurent la finalité, l’interopérabilité et la stabilité du règlement dans l’Eurosystème.

268

Taux de hachage

Hashrate

Le taux de hachage est la vitesse avec laquelle un ordinateur effectue une opération de hachage dans le minage d’un bloc sur blockchain. Disposer d’un taux de hachage élevé est avantageux, car cela augmente les chances de miner le bloc suivant et d’obtenir la récompense.

269

Technologie de registre
distribué (DLT)

Distributed Ledger Technology

Voir DLT

270

Testnet

un testnet est un réseau utilisé par les développeurs afin de tester leurs applications. Un testnet possède quasiment les mêmes caractéristiques que le mainnet mais fonctionne avec des cryptomonnaies de test.

271

Tether

Tether (USDT) est un stablecoin indexé sur le dollar américain (1 USDT ≈ 1 USD), émis par Tether Holdings. USDT est utilisé massivement comme actif de référence et de liquidité sur les plateformes d’exchange et dans de nombreux protocoles DeFi.

Caractéristiques principales :

Devise de référence : USD (peg 1:1).  Type : stablecoin centralisé, adossé à des réserves d’actifs financiers (cash, bons du Trésor, etc.)

Lancement : 2014.  Rang / market cap (2025) : plus grand stablecoin du marché, plus de la moitié de la capitalisation totale des stablecoins.

272

Tez

Voir Tezos

273

Tezos

Tezos Blockchain publique permettant la création de smart contract. Tezos propose une infrastructure permettant l’évolution de son protocole avec un système de vote sur la blockchain. L’algorithme de consensus utilisé par Tezos est un dérivé de la de la proof-of-stake (PoS).
La cryptomonnaie interne à Tezos est appelée Tez (XTZ)

274

Timestamp

Horodatage associé à un bloc indiquant le moment où il a été validé par le réseau.

275

Tokénisation

La tokenisation d’un actif consiste à convertir les droits qui lui sont attachés en un enregistrement numérique. C’est une manière de représenter un actif réel (par exemple un bien immobilier, une obligation ou une propriété intellectuelle) dans le monde digital, et de pouvoir échanger cet actif en bénéficiant des mécanismes de la blockchain.  Toute l’information liée à la détention de l’actif est tracée dans les blocs constituant la blockchain. Une fois enregistré sur la blockchain, le token peut donc être échangé au sein de la communauté.

277

Traçabilité

Dans le contexte des paiements, caractéristique d’un dispositif qui permet d’établir une piste d’audit pour conserver chacune des étapes d’un paiement.
La blockchain apporte l’immuabilité et les preuves cryptographiques de cette piste d’audit afin de constituer un historique complet des transactions sur la blockchain.

278

Travel Rule

Obligation réglementaire imposant aux prestataires de services de paiement et aux acteurs des cryptoactifs de transmettre, lors d’un transfert de fonds ou de cryptoactifs, un socle minimal d’informations sur l’émetteur et le bénéficiaire (identité, coordonnées, parfois numéro de compte ou d’adresse).
La Travel Rule vise à renforcer la LCB-FT en permettant l’identification et la traçabilité des flux entre intermédiaires (banques, PSP, PSAN, CASP, plateformes d’exchange) et à faciliter la détection des opérations suspectes dans les systèmes KYC / KYT.

279

Treasury (DAO)

Fonds collectifs gérés automatiquement par une DAO.

280

Tumbling

Technique de mélange de cryptoactifs proche des mixers, consistant à faire transiter des fonds à travers un grand nombre d’adresses intermédiaires ou de petites transactions successives.
Le tumbling vise à fragmenter et réassembler les flux pour compliquer leur suivi.
Cette méthode peut être utilisée comme étape du blanchiment d’argent, en particulier dans les schémas visant à dissimuler la provenance illicite de cryptoactifs.

281

Turing-Complet

En informatique, un système est Turing-complet s’il possède au moins les mêmes pouvoirs qu’une machine de Turing ou, autrement dit, s’il permet de représenter toutes les fonctions calculables au sens de Turing. Un langage de programmation Turing-complet permet d’implémenter des structures logiques complexes (boucles, itérations, etc) mais présente l’inconvénient d’offrir une surface d’attaque plus importante et l’impossibilité de prédire la finitude des programmes (boucle infinie) qui en découlent. Le script de programmation de Bitcoin n’est pas Turing complet mais solidity sur EVM l’est.

282

TVL

La Total Value Locked (TVL) est un indicateur utilisé dans le domaine de la DeFi afin de mesurer la taille et l’adoption d’un protocole. La TVL correspond à la valeur totale des cryptoactifs déposés par les utilisateurs dans un smart contract. En effet, la plupart des protocoles DeFi nécessitent un dépôt de collatéral pour pouvoir profiter des services proposés.

U

283

Uniswap

Exchange décentralisé (DEX) lancé en 2018, reposant sur un Automated Market Maker (AMM) permettant d’échanger des cryptoactifs sans carnet d’ordres.
Les prix sont déterminés par une formule algorithmique (x·y=k) appliquée aux pools de liquidité fournis par les utilisateurs, qui reçoivent en échange des frais de transaction et des LP tokens. Uniswap est l’un des protocoles centraux de la DeFi avec son token UNI, déployé sur Ethereum et d’autres blockchains compatibles EVM.

284

Upgradeability

Capacité d’un smart contrat à être mis à jour sans changer d’adresse grâce aux proxys.

285

USDC

Stablecoin indexé sur le dollar américain (1 USDC ≈ 1 USD), émis par Circle et ses partenaires.
USDC est très utilisé par les acteurs institutionnels et dans la DeFi, avec un positionnement fort sur la transparence des réserves et la conformité.

Caractéristiques principales :

Devise de référence : USD (peg 1:1).  Type : stablecoin centralisé, intégralement collatéralisé par des actifs libellés en USD (cash, T-bills). Lancement : 2018.   Rang / market cap (2025) : deuxième stablecoin mondial par capitalisation.

286

USDT

Voir Tether

287

UTXO

Unspent Transaction Output (UTXO). Modèle de gestion des transactions utilisé notamment dans Bitcoin, où chaque opération consomme des sorties non dépensées (UTXO) provenant de transactions précédentes et en crée de nouvelles.
Une transaction ne peut utiliser que des UTXO encore disponibles, ce qui garantit l’absence de double dépense et permet de vérifier facilement la validité de l’état du système.
Ce modèle s’oppose au modèle basé sur des comptes et des soldes, utilisé par d’autres blockchains.

V

288

Validator set

Ensemble des validateurs autorisés à participer au consensus d’un réseau PoS.

289

Vote on-chain

Système où les votes sont inscrits et comptabilisés directement sur la blockchain.

W

290

Wallet

Dans notre contexte en paiements, correspond toujours à un portefeuille électronique. Voir e-Wallet

291

wCeBM

Wholesale Central Bank Money Voir Monnaie de banque centrale

292

Withdrawal key

Clé permettant de retirer les fonds mis en staking, distincte de la clé de validation.

X

293

XRP

Cryptoactif natif du XRP Ledger (XRPL), un registre distribué open source conçu dès 2012 pour permettre des paiements internationaux rapides et peu coûteux. 
XRP est utilisé comme monnaie interne du réseau pour régler les frais de transaction et comme actif-pont entre différentes devises dans certaines solutions de paiements de Ripple. Le mécanisme de consensus du XRP Ledger n’est ni du PoW ni du PoS : il repose sur un protocole de consensus spécifique, dans lequel des validateurs indépendants parviennent à un accord toutes les quelques secondes, en s’appuyant sur des listes de nœuds de confiance (UNL – Unique Node List). 

 

L’offre de XRP (100 milliards de jetons) a été pré-minée à la création du protocole, ce qui le distingue des cryptoactifs minés au fil du temps. 
En 2025, XRP fait partie des principaux cryptoactifs par capitalisation de marché, utilisé à la fois pour la liquidité sur les marchés et comme composant de certaines infrastructures de paiements et de remittances.

294

XTZ

Voir Tezos

Y

295

Yearn

Yearn Finance: Plateforme DeFi spécialisée dans l’optimisation automatisée des rendements.
Les utilisateurs déposent des cryptoactifs dans des vaults (coffres) qui réallouent automatiquement les fonds entre différentes stratégies de yield farming, de prêt ou de fourniture de liquidité. Yearn vise à maximiser le rendement net en tenant compte des coûts, des risques et des opportunités de marché.

296

Yield farming

Voir Farming

Z

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zk-rollups

Zero-Knowledge Rollups. Solution d’extension (scalabilité) qui exécute des transactions hors de la blockchain et en publie ensuite une preuve cryptographique garantissant que l’ensemble est correct. Cette preuve utilise des preuves à divulgation nulle de connaissance, ce qui permet d’assurer la validité des transactions sans en révéler le détail. (Voir zk-proofs)
Le réseau principal conserve ainsi la sécurité et l’intégrité de l’état, tout en réduisant fortement les coûts et le volume de données traitées.

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ZKP

De l’anglais zk-Proofs ou Zero Knowledge Proof. Méthodes cryptographiques permettant de prouver qu’une affirmation est correcte sans révéler l’information qui permet de l’établir. Dans un protocole de zéro-connaissance, un vérificateur peut confirmer la validité d’un calcul ou d’une transaction sans accéder aux données sous-jacentes.

Ces techniques sont largement utilisées pour renforcer la confidentialité et la sécurité, notamment dans les zk-rollups et certains systèmes de cryptopaiements.
Exemple: Prouver que l’on possède plus de 3000€ sans révéler la somme exacte.

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